ET SI NOTRE SANTE PASSAIT PAR NOTRE ASSIETTE ?

 

 

 

            Souhaitant mettre à l’honneur le contenu de votre assiette et celle de nos chères têtes blondes, nous vous proposons un dossier sur les conséquences de l’alimentation sur notre santé. Cet article s’inscrit dans le cadre du programme national lancé au début de l’année 2001, visant à améliorer l’état de santé général de la population française : le PNNS. Dans un même esprit, certains connaissent peut être déjà la nouvelle « circulaire de l’écolier » publiée la même année. Remplaçant un texte obsolète de 1971, la nouvelle circulaire du 25 juin 2001, consacrée à la restauration scolaire, a été publiée au Journal Officiel par le ministère de l’Education Nationale et le ministère de la Recherche. Texte d’application incitative et non obligatoire, cette circulaire a pour but de donner aux professionnels de la restauration collective, les bases permettant d’assurer à tous les enfants une alimentation saine, équilibrée, favorable à leur épanouissement et à l’apprentissage du goût.

       Ainsi, au cours de ce dossier, vous pourrez (re)découvrir dans un premier temps le contenu de la « circulaire, cru 2001 » et sa répercussion à la cuisine centrale de Barentin.

       Par la suite, nous ferons un bref état des lieux du PNNS avec ses causes et objectifs.

            Enfin, parce qu’il est impossible de modifier ces habitudes alimentaires sans un minimum de connaissance et de compréhension, nous vous proposerons quelques notions simples de diététique.

 

 

                                                           Responsable qualité de la cuisine de Barentin

 

                                                       Laurence BRACHAIS

 

 

Pour me contacter :      Email : cuisine.barentin@wanadoo.fr

Postal : rue Daniel AUBER

                        76 360 BARENTIN

Téléphone : 02 35 91 17 17    (7h à 15h)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SOMMAIRE

 

 

 

LA CIRCULAIRE DE L’ECOLIER

 

 

HISTORIQUE………………………………………………………..……..                      1

LE CONTENU………………………………………………………………                     1

LES CONSEQUENCES A LA CUISINE CENTRALE DE BARENTIN…                       2

 

 

LE PROGRAMME NATIONAL NUTRITION SANTE

HISTORIQUE………………………………………………………………                      4

LE LIEN ENTRE L’ALIMENTATION ET LA SANTE…………………..             4

            Qu’est ce que l’équilibre alimentaire ?……………………………….                        4

            Les pathologies……………………………………………………….                     5

LES NEUFS OBJECTIFS DU PNNS………………………………………                      6

 

 

NOTIONS GENERALES DE DIETETIQUE

EVOLUTION DES HABITUDES ALIMENTAIRES DES FRANÇAIS…..                        8

LES BESOINS DE L’ORGANISME……………………………………….                      8

POIDS CONSEILLE………………………………………………………..                     9

CLASSIFICATION DES ALIMENTS……………………………………..                      10

            Les produits laitiers…………………………………………………..                      10

            Viandes, poissons, œufs………………………………………………                     10

            Fruits et légumes……………………………………………………..                      11

            Pains, céréales, pommes de terre et légumes secs…………………....                       11

            Les matières grasses……………………………………………….....                     11

            Les boissons………………………………………………………….                     13

            Les produits sucrés…………………………………………………...                     13

 

 


 

LA CIRCULAIRE DE L’ECOLIER

 

 

 

 

L’HISTORIQUE

 

            Le 13 décembre 2000, lors du colloque national clôturant les Etats Généraux de l’alimentation, Lionel Jospin a annoncé la mise en place d’une circulaire « relative à la composition des repas et à la sécurité alimentaire en restauration collective ». Ce nouveau texte sur la restauration scolaire très attendu à l’époque, fut finalement, après plusieurs reports, publié au Bulletin Officiel du 28 juin 2001. S’inscrivant dans le cadre du Plan National Nutrition Santé (P.N.N.S.) et lancé au début de cette même année, il est l’œuvre d’une pléthore de ministres et ministres délégués : Education Nationale, Economie, Finances et Industrie, Emploi et Solidarité, Intérieur, Agriculture, Enseignement Professionnel et Consommation.

 

 

LE CONTENU

 

Largement diffusé à tous les ministères, municipalités et établissements scolaires concernés, ce texte comporte trois axes principaux :

            1/ les besoins nutritionnels des enfants et des adolescents.

            2/ l’éducation du goût.

            3/ la sécurité alimentaire.

Complété en annexe par les recommandations du GPEM/DA (Groupe Permanent d’Etude de Marché de Denrées Alimentaires), la sécurité des viandes bovines (un décret a été publié depuis lors) et un exemple de protocole d’accueil des enfants allergiques (P.A.I.).

 

En introduction, la circulaire rappelle que « l’alimentation des élèves a une importance capitale pour le développement physique et mental. Les effets néfastes des carences ou du déséquilibre alimentaire sur la croissance et les capacités d’apprentissage sont bien connus. ».

 Dans un premier temps, il constate que « l’évolution des modes de vie a été très significative depuis deux décennies. ». « La diminution de l’activité physique » liée aux bouleversements technologiques, « se traduit chez l’enfant par une réduction des dépenses d’énergie, à l’exception des adeptes réguliers de certains sports. ». Pour autant les besoins de bases tels que ceux liés à la croissance sont restés inchangés. Il est donc nécessaire « de maintenir la qualité nutritionnelle des repas » et, qui plus est, « dans un environnement plaisant qui favorise la convivialité. ». En effet, le repas doit être un moment de plaisir et de détente. Un repas pris dans le stress et trop rapidement avalé est difficile à digérer. Il sera donc mal assimilé et pourra provoquer des maux d’estomac et/ou une diminution de l’attention.

De plus, la circulaire rappelle que « le temps accordé pour la prise alimentaire est aussi important que le contenu de l’assiette ». Soit dit en passant, ces remarques sont aussi bien valables pour les enfants que pour les adultes…Aussi devrions nous consacrer au moins trente minutes au temps du repas (hors service).

            Par la suite, l’accent est mis sur un constat trop souvent fait : les excès en matières grasses et en protéines d’une part, les carences en calcium et en fer d’autre part. Il est donc recommandé au repas du midi, tout en tenant compte des particularités de chacun :

 Pour les élèves de maternelle :             8g de protéines de bonne qualité

180mg de calcium

2,4g de fer.

 

Pour les élèves de primaire :                11g de protéines

220mg de calcium

2,8mg de fer.

 

            Les besoins énergétiques sont variables d’un sujet à l’autre, cependant, les nutritionnistes insistent sur trois points prépondérants pour éviter les maladies causées par une surcharge alimentaire : « l’alimentation doit être équilibrée, variée et la ration alimentaire fractionnée ». Aussi, la distribution au cours de la journée devrait être la suivante :

20% au petit déjeuner

40% au déjeuner

10% au goûter

30% au dîner

 

            Lors de l’élaboration des menus, fort de ces différentes constatations et recommandations, le Conseil National de l’alimentation  propose de prendre en compte les critères d’influence notoire sur la santé publique :

-         taux de lipides

-         taux de protéines

-         teneur en fer

-         teneur en calcium

Il est également recommandé de favoriser la consommation de fruits et légumes trop souvent délaissés malgré leur apport bénéfique en fibres et vitamines.

 

            En conclusion, différents conseils sont prodigués pour l’élaboration des menus dans le respect de la nouvelle politique nutritionnelle. Ainsi, même si le recours à un professionnel de la diététique ou de la nutrition est encouragé, un tableau  de « contrôle des fréquences » est proposé en annexe afin d’aider les gestionnaires des cuisines centrales et restaurants scolaires (autogéré ou concédé) à élaborer les menus.

            Enfin, tout en rappelant que « l’école ne peut à elle seule assurer l’équilibre alimentaire des enfants », le texte souligne « l’aspect éducatif du repas », mais sans imposer un « schéma unique ». Ainsi, « les nouvelles recommandations visent à ne conserver comme contraintes que ce qui est rigoureusement indispensable ».

 

 

LES CONSEQUENCES A LA CUISINE CENTRALE DE BARENTIN

 

            Soucieux de mettre en place au plus tôt ces nouvelles recommandations (qui n’ont en rien un caractère obligatoire puisque c’est une circulaire et non un arrêté), Monsieur le Maire nomma en septembre 2001 une nouvelle responsable qualité afin de reprendre la charge administrative de la cuisine centrale. Depuis lors, je suis donc, chargée d’élaborer les menus et d’assurer le respect des règles actuelles d’hygiène alimentaire très strictes. Cela permis, par conséquent, au chef de cuisine, Monsieur Pigault, de se consacrer exclusivement à la confection de petits plats dans le respect de la tradition, en tenant compte des contraintes techniques liées au volume de production (environ 900 repas par jour distribués dans 11 écoles dont une hors commune).

            Après un bilan global, et avec la participation active de toute l’équipe de la cuisine centrale, de nouveaux styles de menus furent proposés dès octobre 2001. D’autre part, et afin d’associer toutes les personnes constituant les maillons de la chaîne nécessaire à l’élaboration et la distribution des repas, des cahiers de liaison furent également rapidement mis en place. Ceux ci accompagnent chaque matin les repas vers les différentes écoles et permettent aux directeurs, instituteurs et dames de service de me communiquer leur avis et, surtout celui des enfants, sur la qualité des menus proposés. Ainsi, chaque après midi, lors du retour du matériel de transport, les cahiers de liaison de chacune des écoles me renseignent sur l’appréciation du repas du jour.

 

            Conscients de notre rôle éducatif, de nouvelles recettes sont régulièrement proposées. Cependant, constatant que la nouveauté effraie souvent les enfants (et confortés par une étude montrant qu’il faut présenter au moins huit fois un nouveau plat avant qu’il ne soit accepté par un enfant…), les nouveautés sont présentées en compagnie de plats plébiscités par le plus grand nombre. Ainsi, même si elles sont boudées au début, l’enfant ne repart pas « l’estomac vide ».

 

            Un gros effort a également été réalisé sur la présentation des plats. Ainsi, le matériel de service et de transport a été complètement repensé. En 2002, nous avons investi dans les plats de service des repas chauds permettant de séparer la viande des légumes si nécessaire. A la rentrée 2003, c’est le tour du matériel de transport et de service des repas froids. Ainsi, le personnel de la cuisine centrale et des écoles soulève des charges beaucoup moins lourdes et les nouveaux plats de service permettent une meilleure convivialité dans leur présentation.

 

            En ce qui concerne l’équilibre des menus, le contrôle des fréquences de présentation de chaque groupe d’aliments indispensables au développement mental et physique des enfants est réalisé périodiquement et, chaque mois, les menus sont validés par une diététicienne diplômée.

 

            Dans la continuité du dialogue, j’anime également le site internet sur la restauration scolaire de la ville de Barentin. Ainsi, chaque mois, vous pouvez découvrir les menus des écoles maternelles et primaires, la recette du mois et les fruits ou légumes du mois.

            Les menus : sont différenciés entre les maternelles et les primaires. Certains aliments ou plats sont à éviter pour les tous petits, soit parce qu’ils sont trop typés, soit parce qu’ils pourraient représenter un danger à la consommation (os, arêtes, ficelle…). Mais dans la mesure du possible, nous essayons de faire profiter aux élèves de maternelles des mêmes menus que les élèves de primaires car, c’est dès le plus jeune âge que l’on acquière le plaisir et la curiosité de goûter à de nouveaux plats.

            La recette du mois : est tirée des menus du mois en cours et vous permet de connaître les plats consommés par vos enfants, et qui sait, peut être de vous donner des idées pour le week-end…

            Les fruits ou les légumes du mois : dans le cadre de la nouvelle circulaire de l’écolier et du Plan National Nutrition Santé (P.N.N.S.), nous voulons vous aider à mieux les connaître afin de favoriser leur consommation. Ainsi vous pouvez découvrir chaque mois la fiche technique (origine, apport nutritionnel…) de deux fruits ou légumes de saison complétée par de nombreuses idées recettes.

            Enfin, une boite email est à votre disposition. C’est avec plaisir que je  répondrai à vos questions.

 


LE PROGRAMME NATIONAL NUTRITION SANTE

 

 

 

 

            Le lien entre l’alimentation et la santé a été prouvé par plusieurs recherches scientifiques qui ont démontré que les maladies telles que : le cancer, les maladies cardiovasculaires, l’obésité… sont liés au déséquilibre alimentaire.

Ainsi, devant la recrudescence de ces pathologies, les pouvoirs publics ont décidé en 2001 de mettre en place une politique sur cinq ans, le P.N.N.S.(Programme National Nutrition Santé). Nous présenterons les neufs objectifs nutritionnels de ce plan, prioritaires en termes de santé publique, et qui a pour but de limiter voire de faire régresser ces maladies.

            En complément, nous vous proposerons également quelques notions générales de diététique afin de vous aider à établir un bilan de vos habitudes alimentaires et éventuellement à réaliser quelques « ajustements ».

 

 

 

 

HISTORIQUE

 

Conscient des impacts de la nutrition sur la santé et la qualité de vie, la France a fait de celle-ci l’une des priorités de sa présidence de l’union Européenne. Ainsi, en 1999, la Direction Générale a sollicité l’avis de différents experts nationaux. En mai 1999, la Ministre de l’emploi et de la solidarité et la Secrétaire d’Etat à la santé et à l’Action Sociale demandaient au Haut Comité de la Santé Publique (HCSP) une étude globale de la situation.

En juin 2000, le rapport « Pour une politique nutritionnelle de santé Publique en France » contenant diverses recommandations a été remis à la secrétaire d’Etat à la santé et aux handicapés.

            Finalement, le 13 décembre 2000, le Premier Ministre de l’époque, Monsieur Lionel Jospin, a annoncé, dans son discours de clôture des Etats Généraux de l’alimentation, le lancement en janvier 2001 d’un Programme National Nutrition Santé (P.N.N.S.) coordonné par la Secrétaire d’Etat à la Santé et aux Handicapés en lien avec les membres du gouvernement chargés de l’Education Nationale, de l’Agriculture et de la Pêche, de la Recherche, de la Jeunesse et des Sports et de la Consommation.

            Ce plan s’appuie sur les travaux du Haut Comité Public, du Conseil National de l’Alimentation et des Directions techniques des différents ministères impliqués, en concertation avec l’Assemblée des Départements de France, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, l’Institut de Veille Sanitaire, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, la Fédération Nationale de la Mutualité Française, des personnalités scientifiques et des représentants de consommateurs. Ainsi vous pouvez remarquer que le P.N.N.S. associe l’ensemble des secteurs publics et privés concernés par l’alimentation et la santé publique.

 

 

 

 

LE LIEN ENTRE L’ALIMENTATION ET LA SANTE

 

QU’EST CE QUE L’EQUILIBRE ALIMENTAIRE ?

 

            L’organisme tire des aliments diverses substances nommées nutriments (vitamines, lipides, calcium, fer, etc.) afin d’assurer le bon fonctionnement des organes. L’activité physique joue également un rôle important en stimulant la croissance des enfants ou la production de lait maternel par exemple. Bien heureusement pour nos papilles, il n’existe pas d’aliment parfait et unique qui rassemble à lui seul tout ce qui est nécessaire. Il est donc indispensable de varier son alimentation. Cette variété est aussi le gage du plaisir retiré de la gastronomie issue de la culture culinaire de chaque nation.

 

En résumé, un repas idéal présente trois dimensions :

- La dimension biologique : qui est d’adapter les apports alimentaires aux besoins corporels par la diversification alimentaire.

- La dimension hédoniste qui est de valoriser le plaisir par l’éveil et la découverte des goûts et des saveurs (éducation nutritionnelle).

- La dimension sociale et culturelle qui est de créer du lien par le partage des repas dans la convivialité.

            Suite à de nombreuses études, notamment commandées par le Haut Comité de la Santé Publique, il est maintenant établi que nos habitudes alimentaires ont une réelle influence sur notre état de santé.

 

 

LES PATHOLOGIES

 

            La nutrition est l’un des facteurs majeurs contribuant à la survenue de diverses pathologies. Elle n’en est pas l’unique cause, mais constitue un facteur favorisant, pour lequel il est possible d’intervenir, essentiel parmi d’autres facteurs d’environnement ou génétique. Remarquons également que si la nutrition représente un facteur de risque, paradoxalement, elle peut aussi être un facteur de protection.

            Il est donc parfaitement établi que l’alimentation participe de façon essentielle au développement et à l’expression clinique de certaines maladies. Aujourd’hui, les plus répandues en France, comme dans tous les pays industrialisés :

 

LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES (MCV) sont la première cause de mortalité en France (32% des décès soit 170 000 morts par an).

Cause : elles sont surtout dues à une trop grande consommation de graisses animales (provoquant une augmentation du cholestérol).

Prévention : on a déterminé un effet protecteur par les fruits, légumes et poissons.

Concernant les poissons, je tiens à revenir sur une idée reçue : effectivement certains poissons sont plus gras que d’autres mais, lorsque vous voulez rééquilibrer votre alimentation (dans le cadre d’un régime par exemple), il ne faut pas bannir les plus gras car les poissons les plus gras sont moins gras que la viande la moins grasse. Si vous suivez un régime très strict, tout au plus vous devrez  en contrôler la fréquence.

La deuxième remarque concerne les fruits et légumes. Etant donné l’utilisation, certes de plus en plus raisonnée, des engrais et pesticides, il est actuellement indispensable de nettoyer voire de désinfecter avec un peu de vinaigre blanc les fruits et les légumes avant leur utilisation.

 

LE CANCER représente 29% des décès chez l’homme et 23% chez la femme. Le nombre de nouveaux cas est estimé à 240 000 par an.

Cause : si l’on prend l’exemple des cancers digestifs, ceux ci sont dus à une trop grande consommation de viande.

Prévention : il faut consommer des fruits et des légumes pour leur apport en fibres, ainsi que des vitamines et phénols qui aident à lutter contre le cancer. Plus précisément pour les cancers digestifs, il est recommandé de ne manger qu’une seule fois par jour de la viande, de préférence le midi.

 

L’OBESITE concerne 7 à 10% des adultes et 10 à 12,5% des enfants de 5 à 12 ans. Proportion qui augmente chez les enfants de façon dramatique depuis quelques années.

Cause : les changements d’activités liés aux révolutions technologiques favorisent la sédentarité et le manque d’activité. De plus, la surabondance alimentaire favorise la consommation de produits trop gras et sucrés.

Prévention : limiter la consommation de produits riches en graisses (chips, biscuits apéritifs, charcuterie…) et ceux riches en sucres rapides (barres chocolatées, sodas, confiseries…). Favoriser la pratique d’un sport au niveau adapté à sa santé. On peut tout à fait commencer par prendre l’escalier au lieu de l’ascenseur, se garer un peu plus loin au lieu de vouloir quasiment « rentrer dans le magasin » avec sa voiture…

 

L’OSTEOPOROSE est une décalcification des os. Les patients sont alors exposés à un risque de fracture plus important que la normale. Cela concerne 10% des femmes de 50 ans, 20% à 60 ans et 40% à 75 ans.

Cause : une absorption trop pauvre en calcium dans la vie adulte mais surtout dans la petite enfance.

Prévention : consommer au moins un produit laitier riche en calcium à chaque repas pour les enfants et un repas sur deux pour les adultes. Par repas est entendu petit déjeuner, déjeuner, goûter et dîner ! L’absorption de calcium ne suffit pas, encore faut il qu’il soit fixé sur les os par la Vitamine D. C’est pourquoi, il est également recommandé de consommer des fruits et légumes riches de cette vitamine et de s’exposer modérément au soleil afin de stimuler sa fabrication.

 

LE DIABETE touche 2 à 2,5% de la population. C’est un dérèglement du pancréas qui ne régule plus le taux de sucre dans le sang correctement.

Cause : un choc psychologique, une maladie génétique ou une mauvaise alimentation peuvent être à l’origine de ce trouble.

Prévention : limiter les apports en sucres rapides dans votre alimentation.(barres chocolatées, sodas, bonbons, sucres dans les boissons chaudes…). Faites contrôler votre glycémie régulièrement surtout si vous avez des antécédents familiaux.

 

CHOLESTEROL. Près d’un adulte sur 5 présente une cholestérolémie supérieure à 2,5g/l.

Cause : nous consommons de plus en plus de plats préparés contenant beaucoup de graisses.

Prévention : préférer des plats simples avec un assaisonnement limité en graisses, particulièrement les graisses d’origine animale.

 

 

 

 

LES NEUFS OBJECTIFS DU P.N.N.S

 

Le Programme Nutrition National Santé a donc comme objectif général d’améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur l’un des déterminants majeurs qu’est la nutrition. Globalement, il vise à diminuer les apports en lipides et à augmenter les apports en calcium, en vitamines, en fer et en fibres. Pour se faire, le Haut Comité de la Santé Publique a défini 9 objectifs :

  1. augmenter la consommation de fruits et légumes.
  2. augmenter la consommation en calcium.
  3. réduire les apports lipidiques à moins de 35% de l’apport énergétique journalier.
  4. augmenter l’apport en glucidique (sucres lents) à plus de 50% de l’apport énergétique journalier, en particulier l’apport en fibres de 50%.
  5. réduire la consommation d’alcool à moins de 20g par jour dans la population générale.
  6. réduire de 5% la cholestérolémie moyenne des adultes.
  7. réduire de 10 mm de Hg la pression artérielle systolique des adultes.
  8. réduire de 20% la prévalence du surpoids et de l’obésité chez les adultes. Interrompre l’augmentation de la prévalence de l’obésité chez l’enfant.
  9. augmenter l’activité physique journalière de l’équivalent d’une demi heure de marche rapide par jour.

 

Les mots clés de ce plan sont : INFORMER, ORIENTER, EDUQUER.

En effet, le ministère de la santé souhaite, à travers ces 9 objectifs, orienter des consommateurs vers des choix alimentaires et un état nutritionnel satisfaisant par le biais d’une information simple claire et exhaustive. Il est également nécessaire d’agir sur l’offre des produits. En effet, la consommation quotidienne est aussi liée aux possibilités qu’offre l’environnement. Améliorer l’accès aux produits reconnus comme bons pour la santé sera aussi le moyen de faire évoluer positivement la consommation. Aussi, depuis octobre 2001 vous avez peut être remarqué au cours des différentes promotions le logo du PNNS.

A l’automne 2002, un guide alimentaire national a été diffusé à 4 millions d’exemplaires par les magasins de presse (il est encore disponible au Centre Régional Education Santé 57 boulevard de Bretagne Rouen rive gauche) et des guides spécifiques (enfants, femmes enceintes, personnes âgées) ont été distribués à l’attention des professionnels de la santé. (ANNEXE 1)

En partenariat avec la CNAMTS (Caisse National d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés) et l’FNPEIS (Fonds National de Prévention d’Education et d’information Sanitaire) une campagne médiatique de promotion de la consommation  d’au moins 5 fruits et légumes par jour a également été menée à l’automne 2001.

Le PNNS a pour but également d’éduquer les jeunes et créer un environnement favorable à une « consommation alimentaire et un état nutritionnel satisfaisant » en leur donnant très tôt le goût du « bien mangé ». Ainsi, « la circulaire de l’écolier » (détaillée dans le chapitre précédent) a été réactualisée en 2001 afin de sensibiliser les professionnels de la restauration scolaire.

            Mais pour changer durablement son alimentation, il est nécessaire de connaître quelques bases sur la diététique. Ainsi, nous pourrons mieux comprendre l’influence de notre alimentation sur notre santé.

 

 


NOTIONS GENERALES DE DIETETIQUE.

 

 

 

 

            L’organisme tire des aliments différentes substances indispensables que l’on nomme nutriments pour assurer les nombreuses fonctions vitales, le renouvellement des cellules, l’activité et dans certaines circonstances de la vie, permettre la croissance, le développement du fœtus ou la production de lait maternel.

            Il existe divers nutriments, tous sont nécessaires. Si l’un d’eux est présent en quantité insuffisante par rapport aux besoins de l’organisme, il y a carence entraînant diverses conséquences néfastes pour l’état de santé. En revanche, si la quantité consommée est trop importante, l’organisme peut réagir de multiples façons : certains nutriments peuvent jusqu’à un certain niveau être mis en réserve, mais au delà, ils deviennent dangereux pour la santé. Pour d’autres, le surplus est éliminé sans conséquence néfaste.

 

 

EVOLUTION DES HABITUDES ALIMENTAIRES DES FRANÇAIS

 

D’après l’INSEE, donnée en kg/an/habitant

 

1950

1985

1996

Constat

Produits céréaliers : le pain en particulier

121

66

60

Forte réduction

Pommes de terre

152

80

64

Forte réduction

légumineux

3

1.5

1.6

Faible consommation

légumes

60

114

115

Augmentation puis stagnation

fruits

38

72

65

Augmentation puis réduction

viande

44

88

85

Augmentation puis stagnation

fromages

5

16

18

Augmentation

huiles

5

11

14

Augmentation

Matières grasses totales

12

22

24

Augmentation

Sucre (en l’état)

13

17

14

Augmentation puis réduction

Crème dessert

0

9

14

Augmentation

Boissons gazeuses (litres)

8

31

49

Augmentation considérable

Vin (litres)

123

80

68

diminution

 

 

LES BESOINS DE L’ORGANISME.

 

L’énergie, en diététique, s’exprime généralement en calories (cal. Ou kcal pour kilocalories). Néanmoins, le système international des unités impose, depuis 1978, l’emploi des joules (J. ou kJ pour kilojoules), en lieu et place des unités précédentes. Les différentes conversions existant entre ces différentes unités sont :

1kcal=1000 calories

1 kJ = 1000 Joules

1 kcal = 4.18 kJ

 

            Le besoin énergétique correspond à la « quantité d’énergie nécessaire pour maintenir un individu en bonne santé, et lui permet d’avoir une bonne forme physique et psychique »,. il inclut donc :

- les besoins nécessaires pour assurer les fonctions vitales : 1300 à 1600 kcal (fonctionnement du système digestif, du système respiratoire, activité cellulaire). C’est le métabolisme de base.

- les besoins nécessaires pour faire face aux dépenses de l’organisme (thermorégulation, travail de digestion, travail musculaire, croissance pour les enfants, les adolescents et les femmes enceintes).

 

            Ces besoins sont différents suivant le sexe, l’âge, la taille et le poids de la personne ; ils varient même selon l’environnement. Ils représenteront également des différences chez deux individus aux caractéristiques précédentes semblables… C’est pourquoi nous ne pourrons envisager que des moyennes, des chiffres standards, qui permettent, malgré tout, d’obtenir une idée assez précise de la réalité.

 

            Par rapport à ces besoins, il existe une adaptation physiologique à des « écarts raisonnables ». Au delà, le sujet créera des réserves (il grossira) ou bien utilisera ses propres réserves (il maigrira).

 

            L’énergie étant apporté par l’intermédiaire des aliments sous forme de nutriments, seuls quatre d’entre eux peuvent apporter des calories :

Les protides : 1 gramme apporte 4 kcal.

Les lipides : 1 gramme apporte 9 kcal.

Les glucides : 1 gramme apporte 4 kcal.

L’alcool : 1 gramme apporte 7 kcal.

 

            Les quelques exemples de consommations d’énergie en fonction de l’activité physique, qui suivent, vous familiariseront avec les grandeurs caloriques :

-1 heure de travail intellectuel consomme 0 kcal.

-1 heure de marche à pied consomme 50 à 400 kcal.

-1 heure de danse ou de tennis consomme 150 à 300 kcal.

-1 heure de travaux ménagers consomme 40 kcal.

-1 heure de natation consomme 150 à 600 kcal.

 

POIDS CONSEILLE.

 

            Mieux se connaître, changer éventuellement ses relations avec l’alimentation et son mode de vie sont des étapes nécessaires à une prise en compte plus objective de son poids. Un calcul simple peut aider à se repérer : l’indice de masse corporelle (IMC). C’est désormais la mesure de référence internationale.

 

IMC=   poids en kilogrammes

            (Taille x Taille) en mètre

 

Interprétation des résultats pour un adulte :

 

IMC

POIDS

< 18.5

Maigreur

18.5 à 24.9

Poids souhaitable

25 à 29.9

Surpoids

30 à 34.9

Obésité classe 1 : modérée

35 à 39.9

Obésité classe 2 : sévère

>40

Obésité classe 3 : massive ou morbide

            Le conseil de base pour un bon équilibre alimentaire est « manger de tout », en quantité raisonnable, en consommant des denrées de chacun des groupes d’aliments : fruits et légumes ; pain céréales, pommes de terre et légumes secs ; lait et produits laitiers ; matières grasses ; viandes, poissons, oeufs ; boissons.

 

Pour vous donner quelques repères, voici les sept groupes référençant tous les produits entrant dans notre alimentation.

 

CLASSIFICATION  DES ALIMENTS

 

            1/ les produits laitiers

 

Rôle :                          bâtisseur (construction et solidité de l’organisme)

 

Apports :                    calcium, protéines, graisses, vitamines A et B.

Attention aux produits écrémés pauvres en vitamine A car cette vitamine est soluble dans les graisses (liposoluble).

Recommandation :     consommer au minimum un produit laitier riche en calcium par repas afin d’atteindre                1000 mg de calcium par jour pour les adultes (plus de 11 ans),

 1000 à 1200 mg pour les personnes âgées,

 450mg pour les enfants de 1 à 6 ans

 550 mg pour les 7-10 ans.

 

Les repères    :           pour 300 mg de calcium il faut

 ¼ l de lait

= 300g de fromage blanc

= 2 yaourts

= 80g de camembert

= 30g de gruyère.

= 5 petits suisses de 60g

 

            2/ viandes, poissons, œufs

 

Rôle :                          bâtisseur (constituants fondamentaux du tissu vivant)

 

Apports :                    protéines, graisses, fer, vitamines A et B.

 

Recommandation :     0.5g de protéines par kilo de poids corporel par repas.

                                               Maternelle : 8g de protéines

                                               Primaire : 11g de protéines

                                               Adolescent : 17 à 20g de protéines

 

Les viandes, poissons et œufs doivent être un des composants du plat principal et non pas l’élément dominant ; il est donc préférable d’en prendre en quantité inférieure à celle de l’accompagnement (féculents et/ou légumes). Rappelons que les protéines peuvent être d’origine animale ou végétale.

 

Afin de limiter l’apport en graisse, préférez :

- les viandes à moins de 15% de matières grasses.

- une cuisson pauvre en graisses telle que les grillades, les papillotes, en rôtis.

Essayez de consommer du poisson au moins deux fois par semaine. Les graisses qu’ils contiennent, en particulier certains acides gras poly insaturés Oméga 3, pourraient avoir un effet protecteur vis à vis des maladies cardio-vasculaires, voire de certains cancers. N’oubliez pas que le plus gras des poissons est moins gras que la viande la moins grasse !

 

Les repères :              il y a 10g de protéines dans

50g de viande (tout type)

                                                           50g de poisson

                                                           1 œuf

                                                           50g de jambon

                                                           50g de foie

                                                           250g de moules en coques

                                                           ¼ l de lait

                                                           125g de pain                           voir ANNEXE 2

 

 

            3/ fruits et légumes.

 

Rôle :                          fonctionnel (punch et vitalité)

 

Apports :                    multitude de vitamines, minéraux, fibres, glucides et eau.

 

Recommandation :     au moins cinq par jour (cru ou cuit).

 

Les repères :              Prenez des légumes au déjeuner et au dîner, en entrée ou en plat principal. Il est préférable de manger au moins un jour sur deux un légume cru car certaines vitamines sont en parties détruites par la chaleur.

                        Quant aux fruits (crus ou cuits), mangez-en chaque jour au moins deux, voire trois et même plus si vous en avez envie.

Les vitamines étant très sensibles à la lumière et à la chaleur, il est recommandé de limiter le temps de stockage des fruits et légumes (même au réfrigérateur) et de privilégier une cuisson rapide (à la vapeur) et avec peu d’eau (certaines vitamines étant solubles dans l’eau).

 

            4/ pain, céréales, pommes de terre et légumes secs

 

Rôle :                          énergétique. C’est le carburant de notre corps.

 

Apports :                    sucres complexes (anciennement nommés sucres lents), protéines, vitamines et minéraux.

 

Recommandation :     à chaque repas, vous pouvez consommer pain, légumes secs, pommes de terre et autres féculents. Ne les opposez pas aux légumes : mangez plutôt les deux ensemble car ils sont complémentaires. Lorsque vous n’avez pas prévu de féculents au repas, remplacez-les par du pain (plutôt complet ou bis). Au final, l’apport en sucres complexes doit représenter 50% de la ration alimentaire.

 

Les repères : il y a 20g de glucides dans        100g de pâtes cuites

                                                                       100g de pommes de terre cuites

                                                                       100g de riz cuit

                                                                       40g de pain

Les féculents ont l’intérêt de rassasier, ce qui est un bon moyen d’éviter les grignotages entre les repas.

 

            5/ les matières grasses

 

Rôle :                          énergétique. C’est un concentré de calories.

 

Apport :                      c’est la source principale d’énergie pour l’organisme. Riches en acides gras essentiels, en vitamines A et E.

 

Recommandation :     les lipides sont très énergétiques (1g = 9 calories). Les apports ne doivent donc pas dépasser 35% de notre ration alimentaire. Par exemple, pour une ration de 2000 calories cela représente 700 calories par jour soit 78g de lipides. (y compris les matières grasses cachées).

Pour un meilleur équilibre, privilégiez les matières grasses végétales.

 

Les repères :              les lipides sont formés d’acides gras (comme les maillons d’une chaîne). Il existe deux catégories d’acides gras : saturés et insaturés. La valeur nutritionnelle (l’intérêt que procure la consommation d’un aliment) est déterminée par la quantité d’acides gras essentiels apportée. Précisons qu’un acide gras essentiel ne peut être fabriqué par notre organisme, il est donc obligatoirement apporté par notre alimentation. Or les matières grasses insaturées contiennent plus d’acides gras essentiels.

Un petit truc pour savoir simplement si les matières grasses que vous utilisez habituellement sont de type saturés ou insaturés : plus elles se figent au froid, plus elles sont saturées. Le beurre et la margarine sont donc essentiellement constitués de lipides saturés et les huiles plutôt de lipides insaturés.

 

Classification des morceaux de viande selon leur taux de matières grasses :

 

TYPE DE VIANDE

PEU GRAS

(moins de 10%)

PLUS GRAS

(plus de 10%)

Abats

Cœur

Foie

Rognons

Langue de bœuf

Agneau

 

Côtelette

Gigot

Epaule

Bœuf

Bifteck             Rosbif

Faux filet         Steak haché

Entrecôte         Bourguignon

Pot au feu        Steak haché

Charcuterie

Jambon cuit (sans le gras)

Bacon

Andouille         Saucisson

Boudin             Jambon cru

Pâté…

Cheval

Tous morceaux

 

Gibier

Chevreuil

Sanglier

 

Lapin

Tous morceaux

 

Porc

Filet maigre

Côtelette          Rôti

Travers            Echine

Veau

Côte

Escalope

Filet

Rôti

Volailles

Dinde

Poulet (sans la peau)

Pintade

caille

Canard             faisan

Oie                   pigeon

Poule

 

            Pour un meilleur équilibre, privilégiez les matières grasses végétales. Que cela ne vous empêche pas de profiter de la crème et du beurre (plutôt cru) de temps en temps, dans certaines recettes ou sur vos tartines. Mais quelque soit la nature des matières grasses (huiles, beurre et margarines), elles sont toutes très caloriques…(10g de beurre = 10g de margarine et 10g d’huile = 12g de beurre).

 

            6/les boissons

 

Rôle :                          fonctionnel.

 

Apport :                      l’eau représente plus de 60% de la masse du corps humain adulte et près de 80% pour un bébé. Elle sert à stabiliser la température corporelle, ainsi qu’à maintenir constante l’os molarité assurant les différents échanges de l’organisme. Elle permet, en outre, l’élimination des déchets.

 

Recommandation : la soif agit sur les entrées, mais c’est une sonnette d’alarme bien tardive qui ne se déclenche qu’en cas de trouble constaté. Il ne faut donc pas attendre d’avoir soif pour boire !

Repères :                   l’eau est seule indispensable. Les apports raisonnables sont 1ml par calorie de la ration. Par exemple, si la ration journalière est de 2000 calories, il sera nécessaire de boire deux litres d’eau. L’eau est apportée de deux manières : pour moitié sous forme d’eau de constitution des aliments et pour l’autre moitié sous forme d’eau de boisson.

Cette quantité est à majorer en cas de fièvre, de forte chaleur, de diarrhées, d’exercice physique intense.

 

            7/les produits sucrés

 

Rôle :                          énergétique.

 

Apport :                      ce groupe est souvent volontairement omis des diverses classifications d’aliments dans la mesure où il n’apporte rien de spécifique du point de vu nutritionnel (sauf peut être le miel, le chocolat et les confitures qui apportent quelques vitamines). Cependant, il est d’une importance incontestable sur le plan sensoriel et affectif.

 

Recommandation :     ce groupe alimentaire ne doit pas apporter plus de 10% de la totalité des calories quotidiennes. Si la ration est de 2000 calories, il ne faut pas dépasser 200 calories en produits sucrés , soit 50g de sucre.

Si vous êtes amateur de sodas ou de boissons sucrées, essayez de vous contenter d’un verre par jour, voire deux ou trois à l’occasion d’une soirée. Si vous ne pouvez pas vous passer d’en consommer de grandes quantités, optez pour les formes light ( elles sont peu ou pas caloriques), car le sucre est remplacé par un édulcorant. Toutefois, elles auraient l’inconvénient de maintenir l’envie de produits sucrés.

 

Les repères :              1 cuillère à soupe de miel (25g) = 15g de sucre (une cuillère à soupe). Un morceau de sucre n° 4 pèse 5g.

Le point sur les jus de fruit :

Le pur jus de fruit est sans rajout aucun. Il contient malgré tout le sucre naturellement contenu dans les fruits.

Les 100% jus de fruit ou à base de concentré de fruits peuvent contenir du sucre rajouté.

Les boissons aux fruits doivent contenir au minimum 12% de jus de fruit et sont sucrés à hauteur d’une centaine de grammes au litre.

Tous les sodas, limonades ou boissons au cola apportent 100 à 120g de sucre par litre. Il y a autant de caféine dans un verre de cola que dans une tasse de café ! (Voir ANNEXE3).